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Les châssis de fenêtres XVe au début du XVIIIe siècle La France occidentale |
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LEXIQUE D'après les ouvrages suivants : Des principes de l'architecture, de la peinture et des autres arts qui en dépendent. Avec un dictionnaire des termes propres à chacun de ces arts - André FELIBIEN - 1676 - Bibliothèque nationale de France / http://gallica.bnf.fr / A. F. Dictionnaire d'architecture civile et hydraulique : et des arts qui en dépendent, comme la maçonnerie, la charpenterie, la menuiserie, la serrurerie. - Augustin-Charles d'Aviler - 1755 - Bibliothèque nationale de France / http://gallica.bnf.fr / A.-C. d'A. Descriptions des arts et métiers, faites ou approuvées par Messieurs de l'Académie royale des sciences de Paris - Tome VI - L'art du serrurier (.) - Duhamel du Monceau - 1776 - Conservatoire national des arts et métiers, Conservatoire numérique http://cnum.cnam.fr / D. du M. L'enseignement professionnel du menuisier - Léon JAMIN - 1897 / L. J. Abajours : ce sont espèces de fenestre embrasées de haut en bas pour recevoir le jour d'enhaut, et éclairer des lieux bas, comme sont les soupiraux des caves, les ouvertures qui éclairent les celliers, ou les offices qui sont sous terre, et d'autres endroits où l'on ne peut avoir du jour par des croisées faites à l'ordinaire. (A. F.) Abajour : espece de fenêtre en forme de grand soûpirail, dont l'usage est d'éclairer tout étage soûterrein, comme cuisines, offices, caves, etc. Elle reçoit le jour par le moyen de l'embrasement de l'appui qui est un glacis, autant incliné que l'épaisseur du mur peut le permettre. (A.-C. d'A.) Abouement : voir Bouement (A.F.) About : extrémité d'une pièce de bois façonnée pour être assemblée avec une autre. (L. J.) Abouter : action d'assembler bout à bout deux pièces de bois. (L. J.) Adoucir : rendre doux. Arrondir une arête, une saillie, un angle, etc. Affleurer : mettre deux corps à un même niveau ; rencontre d'un assemblage ; unir avec le rabot. (L. J.) Agraffe : c'est dans la serrurerie d'un bâtiment, le nom du morceau de fer évidé, et large, qui s'applique sur l'un des guichets des croisées, et dans lequel passe le panneton de l'espagnolette, qui va se refermer sur le guichet opposé. (A.-C. d'A.) Aileron d'une fiche, est la partie d'une fiche qui entre dans le bois comme un tenon dans sa mortaise. (D. du M.) Ailes d'une fiche à ferrer des portes ou des fenestres. (L. J.) Ais ou planche de bois ; à Paris les menuisiers se servent plus communement du mot de Planches que de celuy d'Ais ; et les charpentiers au contraire disent ordinairement des Ais, et non pas des Planches. (A. F.) Ais : planche de chêne ou de sapin à l'usage de la menuiserie. (A.-C. d'A.) Ais : fermeture en planches posées les unes à côté des autres et clouées sur des soliveaux ou des barres en bois brut. (L. J.) Alaise : partie d'une planche destinée à compléter la largeur ou la hauteur d'une porte, d'un panneau, etc. (L. J.) Alège : c'est dans les croisées ce qui est entre les piedroits jusqu'à l'appuy, et qui est de moindre espaisseur que le reste du mur. (A. F.) Alège : petit mur d'appui élégi sous une croisée qui n'est que de l'épaisseur ou largeur de l'appui, c'est-à-dire moindre que celle du mur. Allège : mur d'appui ou soubassement d'une fenêtre. (L. J.) Allégir : Diminuer au moyen d'une moulure ou d'un élégi quelconque le volume d'un corps. Rendre plus mince un battant, une traverse ; on dit aussi ravaler. (L. J.) Amaigrir l'arreste d'une piece de bois, est la faire aiguë ; Et l'engraisser, c'est l'élargir et la faire obtuse. (A. F.) Amboutir quelque piece de metal, c'est la rendre convexe d'un costé, et concave de l'autre. (A. F.) Amortissement, c'est ce qui finit et termine quelque ouvrage d'Architecture ou de Menuiserie, comme lorsqu'on met sur le haut d'une maison, ou sur une corniche, un vase ou une figure, on dit que c'est pour servir d'amortissement ou de couronnement. (L. J.) Applanir une piece de bois, c'est la rendre unie dans sa superficie. (A. F.) Appui : ce terme a deux significations dans l'art de bâtir. Il signifie d'abord le petit mur qui est élevé entre les deux piédroits d'une croisée, et à une hauteur convenable pour s'y appuyer (.). (A.-C. d'A.) Appui : lambris d'appui, dont la hauteur ne dépasse pas 1,30 m. Hauteur d'appui d'une porte, d'une devanture, d'une cloison, le dessus de la traverse du milieu d'une porte ou d'un châssis vitré. - tablette d'appui, barre d'appui, pièce d'appui, soutien. (L. J.) Appuy de fenestre, c'est la pierre qui couvre l'Alege, et qui fait le bas du tableau. (A. F.) Arasement : coup de scie donné au bout d'une traverse, jusqu'à la profondeur du bois laissé par le tenon. (L. J.) Araser : Couper juste un panneau, un battant, une traverse avant de l'assembler. (L. J.) Arestes. Ce sont les angles de quelque corps. Ainsi l'on dit d'une poutre ou de quelqu'autre piece de bois, qu'elle est à vive areste, quand les angles en sont bien marquez, et qu'elle est bien équairie. (A. F.) Arrière-voussure, est une espece de voute mise au derriere du tableau d'une porte, d'une fenestre, ou de quelqu'autre ouverture, pour couronner l'embraseure (.). (A. F.) Arrière-voussure : c'est derrière le tableau d'une porte ou d'une croisée, une voûte qui sert pour en décharger la plate-bande, couvrir l'embrasure et donner plus de jour. (A.-C. d'A.) Arrière-voussure : voûte ou plafond de voûte pleine ou d'assemblage posé dans l'ébrasement d'une porte ou d'une fenêtre. (L. J.) Assemblage, pieces de bois d'assemblage. Les menuisiers ont trois principales manieres d'assembler leur bois : 1. le quarré : 2. l'assemblage à bouëment : 3. celuy à onglet. Il y a aussi celuy à queuë, mais la queuë est jointe avec quelqu'une des trois autres. (A. F.) Assemblage : terme de charpenterie et de menuiserie. C'est l'art d'assembler et de joindre plusieurs morceaux de bois ensemble : ce qui ce fait en différentes manieres. (A.-C. d'A.) Assemblage à bouëment : cet assemblage est le même que l'assemblage quarré, avec cette seule différence que la moulure qu'il porte à son parement, est coupée en onglet (voyez ci-après assemblage quarré). Assemblage à clef : assemblage qu'on fait pour joindre deux ais dans un panneau par des clefs ou tenons perdus de bois de fil à mortaise à chaque côté, collés et chevillés. Assemblage en fausse-coupe : c'est un assemblage qui étant en onglet et hors d'équerre, forme un angle obtus ou aigu. Assemblage en onglet, ou plutôt en anglet : assemblage qui se fait en diagonale sur la largeur du bois, et qu'on retient par tenon et mortaise. Assemblage quarré : c'est un assemblage qu'on fait quarrément par entailles de la demi-épaisseur du bois, ou à tenon et mortaises. Assemblage : réunir plusieurs parties ; assemblage à tenon, à mortaise, à entaille, à enfourchement, à rainure et languette, assemblage à traits de Jupiter, etc. (L. J.) Attache, ou lien, dont on attache les panneaux des vitres aux verges de fer. (A. F.) Aubier : partie de bois tendre et de couleur blanchâtre, se trouvant entre l'écorce et le cour de l'arbre. Dans le bois de chêne, dans le chêne non flotté surtout, l'aubier est mauvais, et, pour un travail quelque peu soigné, il doit être éliminé complètement (.). (L. J.) Baguette, petite moulure qu'on nomme aussi quelquefois chapelet, lorsqu'il est taillé. (A. F.) Baguette : moulure demi-ronde destinée à cacher les joints (.). (L. J.) Balcon : mot dérivé de l'italien balcone, avancé. C'est une saillie au-delà du nud d'un mur, portée sur des consoles ou sur des colonnes, et fermée par une balustrade de pierre ou de fer. On appelle aussi balcon la balustrade même de fer, composée de balustres plats ou ronds, ou de panneaux avec frises sous l'appui, et pilastres de fer aux encoignures. Les grands balcons sont ceux qui portent en saillie, et qui sont plus larges que les croisées ; et les petits ceux qui sont entre les tableaux des mêmes croisées, et qui servent d'appui. (A.-C. d'A.) Baie : ouverture pratiquée dans un mur ou une charpente, pour y placer une porte, une fenêtre ou une lucarne. (L. J.) Banquette : (.) la banquette est aussi le nom d'un petit appui de croisée de treize à quatorze pouces de haut, qui sert à s'asseoir, et sur lequel est posé un appui de fer. (A.-C. d'A.) Barbe : (.) rallonger la barbe ; faire l'avancement de la barbe, c'est-à-dire le tracé de la largeur de la moulure sur les traverses à petit cadre pour en avoir les arasements. - Barbette. - Ebarber. (J. L.) Barre : morceau de bois cloué en travers d'une porte, cloison ou partie pleine, pour maintenir les planches assemblées (.) (L. J.) Bascule. Levier retenu dans son milieu par une goupille qui est rivée sur une platine, et qui porte à ses deux bouts deux verges de fer. Ces deux verges répondent par en-haut et par en-bas à deux verrous ; et quand, au moyen d'un bouton, l'on hausse ou l'on baisse un des bouts du levier, les deux verrous s'ouvrent ou se ferment à la fois. (D. du M.) Bâti : assemblage de montants et traverses pour recevoir portes, châssis ou autres parties de meubles de menuiserie ou de charpenterie. - Bâti assemblé à queue d'aronde, à moitié bois, à enfourchement, à tenons et mortaises. - Les bâtis sont généralement composés de montants et traverses dans lesquels sont poussés des rainures pour recevoir des panneaux ou des grands cadres. - Bâtis de lambris. - bâtis de parquets. - Bâtis dormants. - Bâtis de portes, etc. (L. J.) Battans, dans les portes ou fenestres de menuiserie, ce sont les maistresses pieces d'assemblage des costez où sont les ferrures. (A. F.) Battans : ce sont dans les portes et les croisées de menuiserie, les principales pièces de bois en hauteur, où s'assemblent les traverses. (A.-C. d'A.) Battant d'un loquet, est un morceau de fer attaché par un bout à la porte au moyen d'un clou, et qui par l'autre bout s'engage dans un mentonnet. Lorsque la porte est fermée, il faut le soulever pour ouvrir la porte. (D. du M.) Battant : Pièce de bois ou montant d'un bâti dans lequel sont pratiquées une ou plusieurs mortaises destinées à recevoir les tenons des traverses, même alors que celles-ci seraient plus longues que les battants. - Battant assemblé à chapeau, lorsque ce battant a un tenon d'un bout et une mortaise dans la traverse (.). (L. J.) Battement : tringle de bois, ou barre de fer plat, qui cache l'endroit où les ventaux d'une porte de bois ou de fer se joignent. (A.-C. d'A.) Battement : moulure employée pour dissimuler le joint et la feuillure, et posée ou embrevée dans les battants du milieu d'une porte ou autres ouvrages ouvrants. (L. J.) Blanchir : dégrossir une planche avec la demi-varlope ou riflard. - Raboter une planche pour enlever le sciage ou les inégalités. (L. J.) Bornes. Les vitriers appellent ainsi certaines pieces de verres qui entrent dans des panneaux de Vitres. Il y en a de diverses sortes. (A. F.) Bornes de vitre : pieces de verre hexagones-barlongues, qui entrent dans les compartiments des vitres. Les unes sont debout ; les autres couchées, et les troisième accouplées. (A.-C. d'A.) Boudin, il y a des ouvriers qui nomment ainsi le tore de la base d'une colonne. (A. F.) Boudin : moulure dont le profil est formé d'un quart de cercle ou d'un quart d'ovale que l'on trace à la main. Souvent le boudin est accompagné d'une baguette. Dans ce cas on dit boudin à baguette. (L. J.) Bouement est une maniere d'assemblage dont se servent les menuisiers. Ils disent Abouëment, au lieu de Bouëment, comme les charpentiers disent Abouts au lieu de Bouts. (A. F.) Braser, c'est joindre deux pièces de fer l'une contre l'autre, et les faire tenir avec de la soudure. (A. F.) Broche. Chevilles de fer ordinairement menues et plus ou moins longues. Elles servent dans la serrurerie à plusieurs usages, et principalement pour retenir et assujettir plusieurs pieces les unes avec les autres. (D. du M.) Cannelure : cavité creusée en forme de petit canal le long d'une colonne, d'un pilastre, d'un balustre, d'une frise, etc. (L. J.) Cadre : bordure, moulure plus ou moins large, entourant une partie quelconque. Cadre de glace. - Petit cadre. Moulure ne saillant pas du nu des montants ou traverses d'une porte, d'un lambris, etc. - Grand cadre lorsque la moulure est en saillie des bâtis. - Grand cadre embrevé. - Grand cadre ravalé (.). (L. J.) Carré : (.) filet plat en saillie, séparant deux corps de moulure. (L. J.) Carreau. Il y a des lieux où l'on nomme les ais, des Carreaux. (A. F.) Cavet : moulure creuse dont le profil est un quart de cercle ou quart d'ellipse. - cavet droit, lorsque la partie supérieure domine la partie inférieure ; - cavet renversé, quand la partie inférieure est en avant de la partie supérieure. (L. J.) Chambranle, c'est l'ornement qui borde les trois costez des portes, des fenestres et des cheminées, et qu'on nomme aussi piedroits : ils sont differens selon les differens ordres. (A. F.) Chambranle : ornement d'architecture ou moulure en bois, en marbre ou en pierre, encadrant une porte, une fenêtre, une cheminée, etc. En menuiserie, il est un second chambranle placé de l'autre côté de la même baie, qui est distancé de la porte, et qui prend le nom de contre-chambranle (.). (L. J.) Chamfrain ; chamfrainer un morceau de bois c'est le couper en sorte que s'il est quarré comme le bord d'une planche, on abbate une des arrestes, et ostant tout le bois depuis le dessus de la planche en biaisant, on le coupe jusqu'à l'autre arreste : chamfrainer, couper de biais. (A. F.) Chanfrein : pente formée par l'arête abattue d'une pièce de bois. Dans certains travaux, ce sont des chanfreins qui tiennent lieu de moulures. Ils sont alors arrêtés d'un bout, le plus souvent des deux, soit en biseau, à gorge, ou encore à gorge et carré. - chanfreins arrêtés. (L. J.) Chanfreiner : abattre un chanfrein. (L. J.) Chant : partie unie d'un ouvrage, côté le plus étroit d'une pièce de bois ou d'une planche. Le côté le plus large d'une planche ou autre objet semblable se nomme le plat (L. J.) Chapeau : assemblage dont les traverses portent les mortaises et les montants, les tenons. (L. J.) Charnières, ce sont deux pieces de fer ou d'autre metal, qui s'enclavent et entrent l'une dans l'autre, et qui estant percées se joignent ensemble avec une Riveure qui les traverse, en sorte qu'ils peuvent se mouvoir en rond sans se separer, tournant sur un mesme centre. (A. F.) Charnière. Une charnière est composée de nouds ou charnons enfilés d'une broche rivée et garnie d'ailes comme les fiches. (D. du M.) Charnière : assemblage de deux pièces de bois ou de métal enclavées l'une dans l'autre, et jointes ensemble par une broche ou un clou qui les traverse. (L. J.) Charnons. On nomme ainsi les petits anneaux dans lesquels entrent une goupille, et qui par leur réunion forment une charnière. Une partie des charnons est attachée au couvercle d'une boîte, et les autres au corps de la boîte. (D. du M.) Chassis de porte, ou chassis de fenestre. On nomme chassis tout ce qui enferme et enchasse quelque chose. (A. F.) Châssis : c'est la partie mobile de la croisée qui porte le verre. (A.-C. d'A.) Châssis à carreaux : châssis qui est partagé par des croisillons de petits bois, et garni de grands carreaux de verre, en plomb ou en papier. Châssis à coulisse : châssis dont la moitié se double en la haussant sur l'autre. Châssis à fiches : châssis qui s'ouvre comme les volets, et plutôt en dedans qu'en dehors. Châssis à panneaux : c'est un châssis qui est rempli de carreaux ou de panneaux de bornes en plomb. Châssis à pointe de diamant : châssis dont les petits bois se croisent à onglet. Châssis dormant : c'est en menuiserie le bâti dans lequel est ferrée à demeure la fermeture mobile d'une baye, et qui est retenu avec des pattes dans la feuillure. Châssis doubles ou contre-châssis : c'est un châssis qui étant de verre ou de papier collé, est mis devant un châssis ordinaire pendant l'hyver. Châssis : Bâti formé de montants et de traverses. Le châssis vitré a une feuillure pour recevoir le verre (.) (L. J.) Cheville : petit morceau de bois long, bien de fil, un peu plus gros d'un bout que de l'autre, et dont on se sert pour maintenir les assemblages (.) (L. J.) Cheviller : fixer ensemble les différentes pièces d'un ouvrage, avec des chevilles enfoncées dans des trous percés au travers des assemblages. (L. J.) Cives, c'estait de petites pieces de verre de forme ronde, dont l'on faisait anciennement les vitres, on s'en sert encore en Allemagne. (A. F.) Clenche, ou clinche, qui sert à fermer une porte. (A. F. / voir Loquet.) Clinche, c'est un morceau de fer qui sert à soulever un loquet. V. battant de loquet. (D. du M.) Clou. Les auteurs Latins employent souvent le mot de fibula, pour tout ce qui sert à joindre et attacher ensemble les pieces de bois et quelques parties d'un bastiment. (A. F.) Clou : sorte de cheville de fer avec ou sans tête et à pointe que l'on enfonce dans un corps (.). (L. J.) Colet d'une panture, c'est l'endroit qui est proche le reply dans lequel le gond entre. (A. F.) Contrevents, ce sont des fenestres ou grands volets qui se mettent en dehors pour conserver les vitres contre les injures du temps, et tenir les lieux plus clos. (A. F.) Contrevent : volet plein, en bois carré ou emboîté, placé au dehors d'une fenêtre, d'une porte, pour garantir de la pluie, du vent, et servir de fermeture. (L. J.) Corroyer le fer. L'on dit corroyer une barre de fer, lorsqu'on la forge, et qu'on la bat à chaud preste à fondre ; ainsi quand on veut du fer bien corroyé on le bat bien à chaud. Quand on en veut joindre deux morceaux ensemble, on les chauffe ; puis estant tous dégoutans, on les bat et joint l'un avec l'autre à chaud, ce qui s'appelle souder. Et quand on allonge le fer cela s'appelle estirer. Ainsi l'on dit un morceau de fer corroyé, soudé, et estiré, pour dire qu'il est battu, rejoint, et allongé. Corroyer le bois, c'est en oster la superficie par feüilles que l'on enleve en le rabotant après qu'il est debité ; Les Menuisiers commencent par là à travailler les planches avec la varlope, ou demy-varlope, ou avec le riflart. (A. F.) Corroyer : Aplanir, dégauchir, et dresser avec la varlope une pièce de bois quelconque ; la tirer d'épaisseur et de largeur. (voir dégauchir) (L. J.) Coulis, ou Coulisse, c'est un canal fait de bois ou autrement, dans lequel on fait aller et venir un chassis, une fenestre ou autre chose. (A. F.) Cote : partie saillante d'une gueule de loup de croisée ou tout autre partie semblable. - Cote rapportée, lorsqu'elle cette partie n'est pas prise dans la masse. (L. J.) Couplets ou fiches à doubles nouds, ou charnieres : Ce sont deux pieces de fer jointes ensemble avec charnieres et riveures. Les couplets servent de pantures pour des portes et des fenestres ; Il y en a qu'on nomme Briquets, qui ne s'ouvrent qu'à moitié, et servent pour des tables ou autres choses qui n'ont pas besoin d'avoir un mouvement entier comme les portes, et où ne doit pas paraistre la moitié du noud comme aux fiches. (A. F.) Couplet, sorte de petite charniere dont on fait usage pour des ouvrages de serrurerie légers. (D. du M.) Course, on dit donner course à un pene, pour dire le faire sortir et avancer. (A. F.) Cramponnets d'une ferrure. (A. F.) Crampon, c'est un morceau de fer replié par les deux bouts ; s'ils s'attachent à du bois, ils se terminent en pointe ; s'ils s'attachent à un mur, les deux branches se terminent par un scellement. Il y a de petits crampons qu'on appelle cramponnets ou picolets. (D. du M.) Crampons qui servent à tenir les verroüils. V. Verroüil (A. F.) Crapaudine, morceau de fer ou d'acier au milieu duquel il y a un trou qui reçoit l'extrémité d'un pivot qui supporte ou une porte ou un contrevent (.). (D. du M.) Crochet, c'est une barre qui porte un croc à un de ses bouts, et à l'autre un oil qui entre dans un piton à vis ou à pointe. Il y en a de grands pour les portes cocheres, et de petits pour arrêter les croisées, portes, etc. (D. du M.) Croisée. Voyez Fenestre (A. F.) Croisée : c'est le nom qu'on donne et à la baye d'une fenêtre, et à la menuiserie qui en porte le châssis et le volet. On entend même par croisée, la fenêtre même. (A.-C. d'A.) Croisée : châssis vitré fermant l'ouverture pratiquée dans un mur pour donner du jour. - les croisées se font à un, deux, trois vantaux, et plus. Croisée à guillotine, à bascule, etc. (L. J.) Croisillon ou meneau, c'est une partie, soit de pierre, soit de bois, qui separe une croisée en deux. Il signifie aussi une demy-croisée. (A. F.) Croisillon : châssis ou porte dont la partie vitrée est divisée par un montant et une traverse. - bâti assemblé en croix. - un montant et une traverse de petit bois assemblés au milieu. (L. J.) Débiter. Les menuisiers appellent debiter leur bois, lorsqu'ils marquent les pieces, selon les grandeurs dont ils ont besoin. Ils appellent encore debiter le bois, quand ils le refendent et qu'ils le coupent de longueur. (A. F.) Décolement. Faire un decolement à un tenon, c'est en couper une partie, pour faire qu'estant moins large on ne voye pas la mortaise qui demeure cachée par l'endroit de la piece où le decolement a esté fait. V. p. 123. On dit aussi faussement, de mesme que decolement. (A. F.) Dégauchir. On dit degauchir, pour dire redresser ou aplanir une piece de bois, ou une pierre. On dit qu'une pierre ou une piece de bois est gauche, lorsque les angles, ou costez ne répondent pas à la place où elle doit estre mise. (A. F.) Dégauchir : rendre régulier. - Dresser une pièce de bois de façon que les côtés ne soient pas plus élevés les uns que les autres. (L. J.) Dégraisser : retirer du bois. - Faire l'arasement d'une coupe en dégraissant, c'est-à-dire laisser le trait en avant et l'enlever derrière pour faciliter le joint de cette coupe en parement, sans se préoccuper comment elle joint de l'autre (.). (L. J.) Dégrossir : Enlever le plus gros d'une pièce de bois ou autre matière avant de lui donner une dernière façon. - Dégrossir une pièce de bois. - Faire la première ébauche d'un ouvrage. (L. J.) Déjeter : se courber, se gauchir. -une planche est déjetée lorsqu'elle s'est cintrée, tortillée, gauchie, soit par l'effet de la sécheresse ou de l'humidité, ou quand le bois employé pour un travail est trop vert. - Cette porte s'est déjeté. (L. J.) Dévers, c'est-à-dire penché. Du bois deversé, c'est aussi du bois qui est gauche. (A. F.) Délarder : abattre en chanfrein les arêtes d'une pièce de bois. - couper obliquement le dessous d'une marche d'escalier ou autre objet. (L. J.) Dormant de croisée : c'est la partie du chassis qui tient dans la feuillure de la baye, et qui porte les chassis et les guichets d'une croisée. (A.-C. d'A.) Dormant : Bâti ou châssis scellé ou cloué, ne s'ouvrant pas. Le bâti dormant d'une croisée, d'une porte. Fenêtre dormante. Poser, sceller un dormant. (L. J.) Doucine : moulure ondoyante moitié concave et moitié convexe (.). (L. J.) Ebarber : Enlever sur un battant ou montant, la partie de moulure destinée à l'emplacement de la traverse, après avoir fait les coupes d'onglets sur les battants. (L. J.) Ebrasement : Partie élargie suivant un plan oblique, à l'intérieur d'une porte, ou d'une fenêtre ou d'une voûte, pour faciliter l'accès de la lumière dans un appartement. (L. J.) Echarpe : pièce de bois ou barre placée diagonalement dans un bâti quelconque pour supporter les traverses, ou pour empêcher les volets ou portes en parties pleines de baisser du côté opposé à la ferrure. (L. J.) Elégir : c'est en menuiserie pousser à la main, dans une pièce de bois, un panneau, une moulure, un compartiment, une languette, etc. (A.-C. d'A.) Elégir : rendre plus mince. - pousser des moulures formant des champs dans le bois. - pousser une foulure de chaque côté d'un pilastre, sur les bords des battants du milieu de châssis ou de portes, pour détacher les champs (.). (L. J.) Elévation : dessin représentant la façade d'un bâtiment ou d'un travail quelconque : porte, croisée, escalier, etc. (L. J.) Emboîture : traverse assemblée ou rainée en bout d'un volet ou d'une partie pleine quelconque, pour tenir les planches assemblées (.). (L. J.) Embrasure, ou Embrasement de portes ou de fenestres, c'est l'élargissement qui se fait en dedans aux ouvertures des murailles, pour donner plus de jour et plus de commodité aux fenestres et aux portes. On peut aussi appeler Embraseures l'obliquité que l'on donne au mur qui tient lieu d'appuy aux abajours, et aux soupiraux, ainsi qu'il a été remarqué sur le mot d'Abajours. (A. F.) Embrèvemens, c'est une manière d'entailler une piece de bois, pour empescher qu'une autre piece jointe et assemblée contre la premiere, ne se puisse hausser ou baisser. (A. F.) Embrèvement : assemblage de deux pièces de bois à rainures et languettes, ou à baguettes rapportées, et la rainure dans l'emboîture. (L. J.) Enfourchement : assemblage de deux pièces de bois bout à bout par entailles et tenons. L'enfourchement diffère des mortaises, en ce sens qu'il n'a pas d'épaulement. - Les bâtis dormants d'une porte, d'une croisée sont assemblés à enfourchement. (L. J.) Enraser ; c'est mettre plusieurs pieces d'une égale hauteur, ainsi l'on dit des portes ou panneaux enrasez. C'est mieux dit Arraser ; panneaux arrasez. (A. F.) Entailler, faire une entaille, ou une oche, ou une coche. (A. F.) Epaulement d'un tenon ; c'est une partie et un des costez du tenon, lequel n'est pas diminué comme l'autre, afin de donner plus de force à la pièce de bois. (A. F.) Epaulement : tenon sur lequel on a pratiqué une entaille de chaque côté, pour le faire entrer dans la mortaise des battants. - Partie conservée entre deux mortaises ou à l'extrémité d'un battant ou autre objet. (L. J.) Equarrir : dresser, tirer de large et couper d'équerre, les deux bouts d'une partie pleine, d'un panneau, etc (.). (L. J.) Espagnolette, c'est une barre de fer qu'on attache sur un montant d'une porte ou d'un chassis à verre pour les tenir fermés, au moyen de crochets qui sont au bout de cette barre, et qui prennent dans des crampons qui sont au dormant lorsqu'on tourne la barre au moyen d'un levier qu'on nomme poignée. Il y en a de plusieurs sortes. (D. du M.) Espargner. Un Menuisier qui pousse une moulure dit qu'il espargne un filet, quand en poussant un quart de rond, par exemple, il forme en mesme temps un filet auprés. (A. F.) Esquairir, ou Equerrir, ou Equarrir, c'est dresser du bois, et le rendre égal de costé et d'autre. (A. F.) Estamer, couvrir d'estain. Estamer en poile comme les Serruriers font les targettes. (A. F.) Estirer. Les serruriers disent estirer un morceau de fer, pour dire le battre à chaud, et l'alonger sur l'enclume. Voyez Corroyer. (A. F.) Etablissement : Marques faites sur des pièces de bois, pour distinguer le haut du bas, le parement du derrière, et indiquer la place qu'elles doivent occuper dans un assemblage. (L. J.) Etampe, c'est un morceau d'acier dans lequel on creuse des moulures, et qui formant comme un cachet, sert à les imprimer sur le fer rougi au feu. (D. du M.) Fausse-coupe. C'est dans le Menuiserie une maniere d'assembler le bois. (A. F.) Fenestres, ou croisées. Elles doivent estre d'une grandeur proportionnée aux bastimens et aux lieux qu'on habite. Il est bon qu'elles soient ouvertes jusqu'aux planchers, ou sous les corniches qui regnent au tours des chambres, et les faire en arriere voussure, pour donner plus de jour. Car lors qu'elles sont beaucoup au dessous des solives, les lieux en paraissent plus sombres, et les planchers ne sont pas éclairez (.). (A. F.) Fenêtre : ouverture dans les murs de face, pour donner du jour. (Voyez croisée). Ce mot comprend et la fermeture ou croisée, et la baye de l'ouverture. (A.-C. d'A.) Fenêtre : ouverture pratiquée dans un mur, pour éclairer une pièce. Le mot fenêtre ou baie s'applique surtout à la maçonnerie formant cette ouverture (.). (L. J.) Ferrer : c'est garnir une porte cochère, une porte à placard, une croisée, et tout autre ouvrage de menuiserie, de leurs équerres, gonds, fiches, verroux, targettes, loquets, ferrures, etc. (A.-C. d'A.) Ferrer : garnir de fer. - mettre la ferrure d'une porte, d'une fenêtre, etc. (L. J.) Ferrure d'une porte ou d'une fenestre, ce sont les pieces de fer necessaires pour les attacher et pour les ferrer. (A. F.) Feuilleures de portes ou de fenestres. Ce sont les bords d'une porte ou d'une fenestre, qui s'emboitent dans les chassis. Elles doivent toujours estre larges, afin que les portes et les chassis des fenestres qui portent le verre et les volets, puissent estre forts et commodes à ouvrir. (A. F.) Feuillure : entaille ou rainure en long faite dans des poteaux d'huisserie ou de bâti, pour recevoir des portes, châssis ou autres menuiseries (.). (L. J.) Fiche, espece de Penture. Les fiches sont composées de deux Ailes qui sont jointes ensemble dans la charniere avec une Riveurs qui passe au travers de ce qui forme le noud de la Fiche. Il y a des Fiches à gond, à doubles nouds, des Fiches Françaises et d'autres sortes. (A. F.) Fiche : piece de menus ouvrages de fer, dont plusieurs servent à porter et à faire mouvoir les venteaux de portes, et les guichets et volets de croisées. Il y en a de simples, de doubles, ou à doubles nouds, à vases, etc. (A.-C. d'A.) Fiches, ce sont des especes de charnieres ou de gonds qui portent un aileron qu'on enfonce dans le bois comme un tenon. C'est cette partie qui caractérise la fiche ; il y a des fiches à vase, à broche, et à gond, à nouds, à chapelet, coudées, etc. (D. du M.) Fiche à broche, c'est une espece de gond qu'on applique aux volets, et dont tous les charnons sont enfilés par une seule et même broche. (D. du M.) Fiche à vase, ce sont des especes de charnieres qui ne sont composées que de deux charnons, et qui sont terminées haut et bas par de petits ornements faits en forme de vase. (D. du M.) Filet, Listel, c'est un petit membre quarré qui paraist dans les moulures et dans les ornemens de l'Architecture. (A. F.) Filet : petite moulure lisse séparant d'autres moulures : on l'appelle aussi carré ou petit élégi. (L. J.) Flottage : assemblage dont une partie recouvre l'autre et forme un côté différent. - Traverse flottée. - Panneau flotté (.). (L. J.) Forer, c'est percer, en terme de Serrurerie. (A. F.) Fourrure : pièce de bois ou tringle plus ou moins épaisse, posée entre les lambris et le mur, ou sur les solives, pour recevoir le parquet. On se sert toujours de fourrures, lorsqu'il y a du vide entre la partie à poser, et celle sur laquelle elle doit être appuyée. (L. J.) Fût : monture en bois d'un outil de moulures ou autre, comme rabot, varlope, bouvet, etc. Mettre un outil en fût, c'est ajuster le fer suivant le profil de cet outil (.). (L. J.) Gâche : espece de crampon qui sert à attacher les descentes de plomb aux murailles ; les gâches servent aussi à recevoir les pênes des serrures, et quelquefois les verrous. (D. du M.) Gâche : pièce de fer fixée au poteau d'une porte dans laquelle s'engage le pêne de la serrure de cette porte, pour la tenir fermée. (L. J.) Gauche, de travers ; on dit qu'une piece de bois est gauche, lorsqu'elle n'est pas droite ; et dégauchir une pierre, ou une piece de bois, c'est en oster ce qui necessaire, pour la rendre telle qu'elle doit estre mise en ouvre. (A. F.) Gauche : se dit d'une chose qui n'est pas droite, de travers. Une porte, une croisée ou autre partie de menuiserie est gauche, lorsque la surface n'est pas sur le même plan. (L. J.) Gond ; c'est un morceau de fer coudé qui sert pour porter une Panture. Les Gonds en bois ont une pointe pour entrer dans le bois ; les Gonds en plastre sont fendus et retournez par le bout qui entre dans le plastre. Il y a des Gonds qu'on appelle à repos. (A. F.) Gond, espece de crochets qu'on attache dans les embrasures des portes ou des fenêtres pour recevoir les pentures, et dans l'oil desquels entre le mamelon du gond pour rendre les portes ouvrantes ou fermantes. Il y a des gonds simples, et d'autres à repos ; les uns à scellement, a patte ou à pointe (.). (D. du M.) Gond : morceau de fer coudé, dont la partie supérieure est cylindrique et entre dans la penture d'une porte, d'un contrevent, etc. (L. J.) Gorge : moulure de forme creuse poussée souvent entre deux carrés ou filets. (L. J.) Goujon : sorte de petit tenon de forme cylindrique, au moyen duquel peuvent être assemblées bout à bout, deux pièces de bois à cul nu (.). (L. J.) Grand cadre : moulure en saillie sur les montants ou traverses de bâtis, et embrevée entre ceux-ci et les panneaux. - Grand cadre et à glace. - Grand cadre embrevé. - Grand cadre élégi. (L. J.) Gueule-de-loup : fermeture du milieu d'une porte ou d'une croisée à deux vantaux, formée d'une gorge demi-ronde, dans laquelle s'adapte le battant-mouton arrondi. (L. J.) Huisserie : pièce de bois comprenant traverses et montants formant bâti, pour baie de porte ou de fenêtre (.). (L. J.) Imposte : panneau de menuiserie ou vitrage qui surmonte la partie mobile d'une porte ou d'une croisée. Pierre en saillie, ornée de moulures supportant le cintre d'une arcade, d'une porte, etc. (L. J.) Jalousie : fermeture de fenêtre, faite de petites tringles de bois, croisées diagonalement, qui laissent des vuides en lozange, par lesquels on peut voir sans être apperçu. (A.-C. d'A.) Jalousie : sorte de persienne formée de planchettes minces tenues par des cordons, avec lesquels ont les fait descendre, monter et mouvoir à volonté. (L. J.) Jambage : assise en maçonnerie, en briques, ou en pierres de taille, pour soutenir le manteau d'une cheminée, le cintre ou arcade d'une porte, d'une fenêtre, etc. (L. J.) Jet d'eau : traverse saillante moulurée en forme de doucine, assemblée dans les battants, en dehors et au bas d'une croisée, châssis ou porte, pour empêcher l'eau de pénétrer dans l'intérieur du bâtiment. (L. J.) Joue : épaisseur de bois portant de chaque côté d'une rainure ou d'une mortaise (.). (L. J.) Jours, on dit le jour d'une fenestre ou d'une porte, pour dire son ouverture. (A. F.) Langue, ou Languette. C'est un mot souvent usité parmy les menuisiers, lorsqu'ils assemblent des pieces de bois l'une dans l'autre. La languette entre dans la rénure, et on dit alors que le bois est joint et assemblé avec languettes. (A. F.) Languette : sorte de petit tenon continu, sur la hauteur d'une pièce de bois, et réduite environ au tiers de l'épaisseur de la rive, pour pénétrer dans la rainure poussée dans une autre pièce. - Assemblage à rainure et languette, à fausse-languette, à languette rapportée, etc. (L. J.) Lingotière ; c'est un moule dont les vitriers se servent pour fondre le plomb qu'ils employent aux vitres. Ils versent du plomb fondu dans ces sortes de moules, qu'ils retirent ensuite par petits lingots, lesquels ils sont passer dans le tire-plomb, où il s'allonge, et forme les verges, qui servent à enfermer les pieces de verre. Ces verges sont fenduës des deux costez ; le milieu qui demeure solide, se nomme le cour de la verge ; et les costez dans lesquels entrent les pieces de verre, et qui servent à les recouvrir s'appelle les ailes, où les ailerons. (A. F.) Linteau : traverse en bois placée horizontalement au-dessus des baies de portes, de fenêtres ou autres ouvertures. (L. J.) Loquet, ou Liquet d'une porte. Un loquet est composé de plusieurs pieces, sçavoir du batant, dont la queuë est attachée contre la porte avec un clou, qui n'empesche pas qu'il n'ait du mouvement. La teste du battant est retenue par un crampon proche le bord de la porte, dans lequel elle peut facilement se hausser et se baisser, pour s'ouvrir et se fermer lorsqu'elle tombe dans ce qu'on appelle le mantonnet qui est attaché à l'huisserie ou au chassis de la porte. Ce battant se leve par le moyen d'une autre piece de fer qui traverse la porte, et qui est enclavé dans un escusson ou plaque de fer, au dessous duquel est une poignée. Le bout de ce morceau, sur lequel on met le pouce s'appelle le ponçoir ; et le reste qui traverse la porte, et qui leve le battant, se nomme le bout de la queuë du ponçoir. Il y a des lieux où le battant s'appelle clenche, ou clinche (.). (A. F.) Loqueteau ; c'est un loquet que l'on met dans un lieu inaccessible, et qui s'ouvre avec un cordon, et se rabaisse par un ressort qui le renvoye ; l'on s'en sert pour fermer les volets et contrevents des fenestres. (A. F.) Loqueteau ; petit loquet à ressort qu'on attache au haut des croisées à des endroits où la main ne peut atteindre, et qu'on ouvre en tirant un cordon qui est attaché à la queue. (D. du M.) Loqueteau : petit loquet que l'on met ordinairement en haut d'un volet, et que l'on fait mouvoir à l'aide d'un cordon. (L. J.) Lozanges, pieces de verre dont on fait les panneaux de vitre. (A. F.). Lucarnes. Ce sont les ouvertures qu'on met au dessus de l'entablement des maisons, pour donner jour aux chambres en galetas ou aux greniers. On en fait de diverses sortes. (A. F.) Mamelon d'un gond ; c'est le bout du gond qui sort hors du bois ou de la pierre, et qui entre dans la penture ou reply de la barre de fer. (A. F.) Mantonnet est une petite piece de bois ou de fer qui soutient et arreste, telle qu'est celle qui sert à une porte pour soutenir le battant ou clenche d'un loquet. (A. F.) Mastic : matière composée d'huile de lin malaxée et de blanc d'Espagne écrasé, servant à boucher les trous et à cacher les petits défauts du bois. Le mastic des vitriers est une pâte composée d'huile siccative et de céruse ou de craie. (L. J.) Meneaux, ou croisillons de fenestres, ce sont les separations des tableaux et ouvertures ; ces separations sont ordinairement de pierre, ou de bois. (A. F.) Meneau : nom donné aux montants qui séparent une croisée en plusieurs parties. On appelle battant-meneau, le gros battant du milieu d'une croisée. (L. J.) Mentonnet, espece de crochet qu'on attache dans l'embrasure des portes ou sur leur montant, pour recevoir le bout du battant des loquets. Il y en a à pointe et à scellement. (D. du M.) Mentonnet : pièce de fer en forme de crochet, qui reçoit le bout du battant du loquet, pour tenir une porte fermée. (L. J.) Molet : pièce de bois de 0,08 m à 0,10 m de longueur et à rainure, dans laquelle on met les languettes des panneaux d'épaisseur. Mettre un panneau au molet. (L. J.) Montant : Toute pièce de bois posée verticalement. Poteau entrant dans la composition d'une huisserie, d'un bâti, et n'ayant ordinairement qu'une traverse assemblée. Lorsqu'un montant comporte plusieurs assemblages, on le nomme battant. (L. J.) Mortaise : entaille creusée à l'aide d'un bédane sur le champ d'un montant ou d'un battant, pour recevoir un tenon. (L. J.) Moulinets en tranchoirs ; Moulinets doubles ; Moulinets en tranchoirs évidez ; ce sont des pieces de vitres. (A. F.) Nouds d'une charniere, fiche, ou couplet. (A. F.) Noix : gorge ou rainure dont le fond est arrondi en creux, et qui est poussée dans les bâtis dormants de portes ou de croisées. La languette qui entre dans la noix est arrondie et se nomme languette de noix. (L. J.) Nu : partie unie d'un bâti, d'un mur ; l'endroit d'un ouvrage quelconque où il n'y a pas d'ornement en saillie. (L. J.) Oil de bouf, les vitriers appellent ainsi le noud qui est au milieu des plats de verre dont on fait les vitres. (A. F.) Oil de bouf, c'est une petite lucarne ronde que l'on fait dans la couverture des maisons pour éclairer les galetas et les greniers. (A. F.) Onglet, ou Anglet. Il y a deux especes de retour dans les moulures d'Architecture, l'un est simplement appellé à Angle, qui est commun à toutes les mouleures des corniches. L'autre est appellé à Onglet, qui est de le retour des chambranles ou des quadres. Mais le terme à Onglet est plus en usage parmy les menuisiers, qui appellent cette maniere de couper et joindre le bois, un assemblage à onglet. (A. F.) Onglet : coupe faite suivant un angle à 45 degrés, au bout d'une moulure, d'une planche, etc., pour l'assembler avec une autre. (L. J.) Oreilles. Dans les bastimens ce sont les retours qu'on fait faire par en haut aux chambranles ou bandeaux des portes et des fenestres ; les ouvriers les appellent aussi crossettes. (A. F.) Ouverture ou Jour d'une porte, ou d'une fenestre ; c'est le vuide qui est entre les pieds droits, ou ce qui forme le chassis ou tableau. (A. F.) Panneau de vitre : c'est un compartiment de piece de verre, dont les plus ordinaires sont quarrées, et les autres sont en tranchoirs ou octogones, en tringlettes, chaînons, etc. On fait aussi des compartiments de pieces de verre, distingués par des platebandes de verre blanc. (A.-C. d'A.) Panneautage : action de panneauter. Ouvrage de menuiserie composé d'une série de panneaux. (L. J.) Pantures ; ce sont des barres de fer, qui servent à soutenir les portes ou les fenestres sur les gonds ; il y en a de plusieurs sortes. (A. F.) Paravent. L'on appelle Paravens, ou Contre-vents, de grands volets qui s'attachent en dehors, pour fermer les ouvertures des fenestres (.). (A. F.) Parement : côté apparent d'un ouvrage, le plus orné ; le derrière est le contre-parement. Un ouvrage est à double parement lorsque les deux côtés sont ornés. (L. J.) Paumelles especes de pantures (A. F.) Paumelles, ce sont des gonds qu'on met sur les portes légères, et dont le mamelon entre dans une crapaudine attachée sur le chambranle. (D. du M.) Paumelle : ferrure de porte dont l'une des branches est fixée verticalement sur le montant, et dont l'autre, qui fait office de gond, est vissée ou boulonnée sur la porte. (L. J.) Penture (Voyez Panture). (A. F.) Penture : pièce de fer fixée sur le bord d'une porte ou d'un contrevent, pour les faire tourner sur leurs gonds. (L. J.) Persienne : volet formé de lames de bois inclinées de 45 degrés environ et assemblées dans des battants. Ces volets, tout en servant de fermeture, n'empêche pas l'air de pénétrer dans la pièce. (L. J.) Petits-bois : traverses et montants d'une croisée ou d'une porte vitrée. - Petits-bois assemblés en croisillon. (L. J.) Pièce d'appui : c'est à un chassis de menuiserie, une grosse moulure en saillie, qui pose en recouvrement sur l'appui ou tablette de pierre d'une croisée, pour empêcher que l'eau n'entre dans la feuillure. (A.-C. d'A.) Pièce d'appui : Traverse basse placée au-dessous du jet d'eau du dormant d'une croisée. (L. J.) Pieces quarrées dont l'on fait les panneaux de vitre. (A. F.) Piédroit : mur vertical ou pilier carré sur lequel repose une voûte, ou qui supporte une arcade. Jambage d'une porte ou d'une fenêtre, comprenant le chambranle, le tableau, la feuillure, l'embrasure et l'écoinçon. (L. J.) Pigeon : morceau de bois mince que l'on place sur le champ d'un cadre dans une coupe d'onglet, afin d'empêcher de voir le jour au travers des angles du cadre, lorsque le bois se retire. (L. J.) Pivot. C'est un morceau de fer, ou d'autre metal dont le bout est arrondy en pointe pour tourner facilement dans une crapaudine, ou dans une virole. (A. F.) Pivot : morceau de fer ou autre métal, de forme conique ou cylindrique, sur lequel tourne une porte ou tout autre corps solide (...). (L. J.) Plat de verre : c'est un rond de verre de France, de deux pieds et demi de diamètre ou environ, avec un oil ou une boudine au milieu. (A.-C. d'A.) Plate-bande : (.) le mot de platte-bande se donne aussi à plusieurs autres membres d'Architecture qui n'ont qu'une largeur sans ornemems ny beaucoup de saillie. (A. F.) Plate-bande : ornement d'architecture, plat et uni, plus large que saillant, et plus ou moins mouluré (.). (L. J.) Platines de verroüïls. (A. F.) Plomb servant aux vitres (voir lingotiere). (A. F.) Plomb de vitres : plomb fondu par petit lingots ou bandes, dans une lingotiere, et ensuite étiré par verges, à deux rainures, dans un tire-plomb, pour servir à entretenir et former les panneaux de vitres, ou à une rainures pour les grands carreaux (.).(A.-C. d'A.) Pointe d'acier servant aux vitriers. (A. F.) Portes-Fenestres, c'est-à-dire des fenestres qui s'ouvrent jusques en bas sur le plancher. (A. F.) Porte croisée : fenêtre sans appui, qui sert de passage pour aller sur un balcon, ou sur une terrasse. (A.-C. d'A.) Pousser : former sur le bois des moulures ou un autre travail, avec des outils qu'il faut pousser (.). (L. J.) Quart-de-rond : moulure ronde formant un quart de cercle, et arrêtée par un carré. (L. J.) Queue d'aironde, d'aronde, ou d'irondelle ; c'est une maniere de tailler le bois, ou de limer le fer en l'eslargissant par le bout ; pour l'emboëter, joindre ou appliquer en ouvre, et faire des assemblages. On dit ordinairement à Paris assembler en queue d'aronde. (A. F.) Ragréer : raccorder des moulures, les faire affleurer dans les angles, avec le ciseau ou la gouge. (L. J.) Rainure (Voyez Renure). (A. F.) Rainure : entaille en long pratiquée avec un bouvet spécial dans l'épaisseur d'une planche ou d'une pièce de bois, pour recevoir la languette d'une autre planche ou pièce de bois. (L. J.) Ravaler : faire des feuillures ou élégis sur des pilastres ou bâtis. (L. J.) Recouvrement (voir feuilleures). (A. F.) Recouvrement | ||||||||||||||||||