Ce petit logis conserve, grâce à la vigilance de sa propriétaire qui l’a judicieusement
laissé en place au revers d’une menuiserie plus conforme à notre mode de vie, un
exemple intéressant d’une demi-croisée. En effet, malgré la relative abondance de
vestiges du XVIe siècle en Anjou qui montrent l’utilisation large des vitreries mises
en plomb, c’est-à-dire un emploi dans les quatre compartiments des croisées, il s’agit
là d’un rare cas de fenêtre vitrée uniquement en partie haute. Si l’iconographie
nous en montre maints exemples et la Bretagne aussi, qui a utilisé amplement le procédé
sous une forme proche, seule la demi-croisée du manoir du Plessis-Rougebec à Montigné-les-Rairies,
publiée par le Centre de recherches sur les monuments historiques, nous en avait
offert un autre témoignage en Anjou.