La France occidentale LES CHÂSSIS de fenêtres du XVe au XVIIIe siècle

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Arnaud TIERCELIN

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Un extrait d'un tableau de Frans II Francken (1581-1642) permet de comprendre l'organisation de ces fenêtres. Le châssis était posé en saillie sur le remplage de pierre (meneau et croisillon) et était limité aux compartiments inférieurs. Dans les compartiments supérieurs, les vitraux étaient scellés.

Châssis à deux compartiments

Provenance inconnue

(collection particulière)

Châssis modifié. Il était constitué de quatre compartiments identiques

Provenance inconnue (collection particulière)

Châssis à deux compartiments conservé au musée national du Moyen Âge à Paris (hôtel des abbés de Cluny)

Ces trois exemples, comparables au tableau de Frans II Francken mais dont les datations restent à établir, sont conçus de la même façon.

Bâtis dormants : ils sont constitués de deux à quatre compartiments et ont une double-feuillure intérieure pour recevoir les vantaux vitrés.

Vantaux vitrés : ils sont composés d’un bâti de faible section assemblé à enfourchement chevillé (chevilles décalées). En périphérie, une double-feuillure permet de les affleurer aux nus intérieur et extérieur du bâti dormant.

Volets brisés : ils sont constitués de deux ais (planches) de faible épaisseur permettant de les affleurer au nu intérieur du bâti dormant.

Organes de rotation : tous les ouvrages étant au même nu, leur rotation est assurée par des pentures à charnière aux branches plus ou moins découpées et affinées.

Organes de fermeture : la fermeture est assurée par des loquets à ressort sur platine découpée et ajourée. La fermeture des vantaux vitrés est généralement regroupée en un ensemble fixé sur le bâti dormant.

Organe de consolidation : les vantaux vitrés sont consolidés par des équerres en saillie indépendantes ou non des organes de rotation.

La conception de ces châssis était très différente de celle employée en France occidentale. Il serait intéressant de rechercher si des passerelles existaient entre ces deux entités géographiques. En tout état de cause, une croisée conservée au musée historique de Troyes et de la Champagne (hôtel de Vauluisant), soit à environ 150 kilomètres de Paris, affiche une parenté évidente avec celles des anciens Pays-Bas.


Croisée provenant d’une maison troyenne du XVIe s., détruite.

Clichés M. DIOT

Centre de recherches sur les monuments historiques

Médiathèque de l’architecture et du patrimoine

Croisées des anciens Pays-Bas